Être un parent serein ne veut pas dire ne plus s’énerver.
Cela ne veut pas dire être patient en permanence.
Cela ne veut pas dire devenir un parent parfait.
Être un parent serein, c’est comprendre ce qui s’active en soi avant que cela ne déborde sur son enfant.
Car dans les moments de tension, nous ne réagissons pas seulement à ce que fait notre enfant.
Nous réagissons aussi à notre histoire, à nos blessures, à nos peurs, à tout ce que nous n’avons jamais vraiment regardé.
Alors nous élevons la voix.
Nous punissons plus fort que nécessaire.
Nous culpabilisons ensuite.
Et le cycle recommence.
Un parent serein n’est pas celui qui contrôle tout.
C’est celui qui apprend à se comprendre suffisamment pour ne plus laisser ses automatismes diriger la relation.
Moins de réactions impulsives.
Plus de conscience.
Plus de recul.
Des réponses plus ajustées aux besoins de l’enfant.
Et un climat familial qui se transforme durablement.
Parce qu’en changeant notre manière de réagir aujourd’hui, nous influençons aussi l’adulte que notre enfant deviendra demain.
Voir les travaux de :
Carl Gustav Jung sur les schémas inconscients et la transmission psychique.
John Bowlby sur l’attachement.
Daniel Siegel sur la régulation émotionnelle.
Catherine Gueguen sur les neurosciences affectives.
Lise Bourbeau sur les blessures émotionnelles.

